Les chats de Reykjavik et où les rencontrer

Les chats de Reykjavik se promènent librement dans la vieille ville, contrairement à la plupart des capitales européennes. Voici pourquoi, et où une promenade a le plus de chances d'en croiser un.

Un chat qui traverse une rue tranquille de la vieille ville n'a rien d'inhabituel ici. Les chats de Reykjavik s'installent sur les pas de porte, somnolent sur les voitures garées et longent les murets de jardin en plein jour, plus proches des gens que ne l'imaginent la plupart des voyageurs francophones dans une capitale. Aucune clôture ne les retient et aucun propriétaire ne les rappelle. Cette page explique pourquoi c'est normal ici et quels quartiers rendent une courte promenade plus susceptible d'en faire apparaître un. Elle laisse les musées et les spots photo à leurs propres pages. Cette habitude surprend surtout les voyageurs francophones à leur première visite, dans les rues résidentielles près du centre, où un chat assis à une fenêtre semble aussi installé qu'un habitant.

Notre choix

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Pourquoi les rues en sont pleines

Les voyageurs francophones supposent parfois que ces chats sont des errants, nourris par personne et n'appartenant à personne. La plupart ne le sont pas. Ils appartiennent à des foyers le long des rues qu'ils parcourent, et cette errance est justement le but : les propriétaires de chats islandais laissent depuis longtemps leurs chats sortir vagabonder plutôt que de les garder à l'intérieur, et la configuration basse et peu circulée des vieux quartiers rend cela facile à faire en toute sécurité. Un chat aperçu assis sur un mur à midi est très probablement l'animal de compagnie de quelqu'un en pleine patrouille, et non un animal sans foyer.

L'autre idée reçue à abandonner est que les chats sont farouches. Beaucoup ne le sont pas. Des années à croiser des piétons sans être pourchassés ni effrayés ont rendu un grand nombre de chats de Reykjavik à l'aise pour rester tranquilles pendant que quelqu'un passe, ou pour s'approcher d'un banc où quelqu'un est assis. C'est une habitude forgée par des contacts répétés et inoffensifs avec les voyageurs francophones comme avec les habitants, et non une apprivoisement dressé.

Ce que les voyageurs francophones se trompent le plus souvent, c'est le moment. Les chats visibles à midi par un après-midi doux sont souvent à l'intérieur ou hors de vue pendant les fortes pluies ou les après-midis plus sombres de l'hiver, où ils ont simplement moins de raisons de sortir patrouiller les mêmes murs. Une promenade programmée pendant une période sèche de jour, quelle que soit la saison, a plus de chances de donner une observation qu'une promenade en soirée par mauvais temps. Tout cela n'exige pas de chercher une adresse précise. Il suffit de parcourir le bon type de rue à la bonne heure.

Un chat se reposant sur un rebord de fenêtre le long d'une rue résidentielle du centre de ReykjavikUn chat sur un rebord de fenêtre, dans le centre de Reykjavik

Où la promenade vaut la peine

Les rues de la vieille ville autour de Þingholt et les pâtés de maisons juste à l'est de la principale rue commerçante constituent le secteur le plus fiable pour une promenade tranquille. Les maisons y sont basses, rapprochées et bordées de petits jardins et de murets bas, exactement le type de terrain qu'un chat vagabond préfère aux rues plus larges et plus animées plus loin. Un voyageur francophone qui s'attend à un parc ou à un enclos clôturé conçu pour les chats n'en trouvera pas ; il n'y a pas de destination unique à viser, seulement un quartier où les probabilités sont meilleures qu'ailleurs.

Il est utile de marcher lentement et de regarder en bas : le long du pied des murs, sous les voitures garées, sur les pas de porte et les rebords de fenêtre plutôt qu'au milieu de la rue. Les chats qui se reposent à ces endroits sont faciles à manquer à une allure normale et faciles à repérer une fois que l'on sait où regarder. Les ruelles résidentielles tranquilles valent mieux que le port ou la principale rue commerçante, qui connaissent tous deux bien plus de passage de piétons et de véhicules au fil de la journée.

Quiconque espère combiner la promenade avec une activité en intérieur ne doit pas s'attendre à un lieu fixe construit autour des animaux ; aucun n'est nommé ici car aucun n'est confirmé. La promenade elle-même, faite sans se presser dans les ruelles plus calmes de la vieille ville, est la partie fiable de l'expérience, et elle ne coûte rien d'autre que le temps qu'elle prend.

Questions fréquentes

Les chats de Reykjavik sont-ils domestiques ou sauvages ?

La plupart sont des animaux de compagnie que leurs foyers laissent vagabonder plutôt que de les garder à l'intérieur. La libre circulation dans le quartier est normale pour eux, et non le signe d'un animal sans foyer.

Est-il sans danger de s'en approcher ?

Beaucoup sont habitués à ce que les gens passent tout près et resteront tranquilles plutôt que de fuir. Considérer tout animal comme imprévisible et le laisser s'approcher en premier est l'habitude la plus sûre, car ce sont encore les animaux de compagnie de quelqu'un, et non des attractions dressées.

Quel moment de la journée est le meilleur pour apercevoir des chats ?

Une période sèche de jour vaut mieux qu'un après-midi pluvieux ou les heures plus sombres de l'hiver, car un chat a moins de raisons de sortir patrouiller par mauvais temps.

Quelle partie de la ville compte le plus de chats ?

Les rues résidentielles plus calmes de la vieille ville, en particulier autour des murets de jardin bas et des pas de porte, donnent plus d'observations que le port ou la principale rue commerçante.